Bonjour mes très cher(e)s lecteurs(trices),
Me voici en joie de vous retrouver pour les nouvelles hivernales. La période traditionnelle des voeux est déjà derrière nous, mais après tout, une année n’est rien d’autre qu’une succession de jours et de saisons … Alors je vous souhaite une très belle année, joyeuse et pétillante. Quels que soient vos projets et/ou vos résolutions, que les circonstances qui se présenteront tout au long de l’année soient pour vous autant d’occasions de découvrir, d’apprendre, et de vous émerveiller.
Je suis bien sure que si nous y prêtons attention, il y a pour chacun, dans chaque journée, une pépite à savourer.
En démarrant cette newsletter, je réalise que celle de l’automne est passée à la trappe … Je vous ai laissés un bon moment sans nouvelles. Les voici sans plus attendre.
La vie du domaine
Commençons par les spectacles féériques du domaine cet hiver, en particulier le mardi 6 janvier. Vous souvenez-vous ? La Bretagne était sous la neige. Nous revenions de Nantes avec mon ami Pierre, la route avait était laborieuse, nous avions croisé pas mal de voitures abandonnées dans les talus.
En arrivant au Moulin, nous avons découvert des paysages enchanteurs.

Des amis du Moulin étaient passés quelques heures avant nous, curieux de découvrir le Moulin sous la neige :

Un autre spectacle surprenant s’était déroulé sous mes yeux quelques jours plus tôt, un chat téméraire sur l’étang gelé :

J’aime l’hiver au Moulin Partage, la nature y est tranquille, l’ambiance y est douce. L’étang redevient le « camp de base » d’une aigrette qui me tient compagnie. Elle prend son rôle de gardienne très à coeur, en surveillant les cols verts et les poules d’eau qui viennent se nourrir et s’ébrouer. Un héron prend aussi ses habitudes, et les petits oiseaux dans les arbres contribuent avec leurs chants à la magie du lieu. Je regrette un peu de ne pas avoir de photo à partager, il me faudrait un zoom plus performant …
Les événements au Moulin Partage
Dans la dernière newsletter, je vous annonçais de nouveaux événements au Moulin Partage, notamment le démarrage de cours réguliers de Pilates et de yoga. Mon intention d’ouvrir de temps en temps le lieu au « public » commençait à se concrétiser, tout était prêt pour ces nouvelles activités : des professionnelles sélectionnées avec soin, une salle adaptée, et un cadre enchanteur pour les participants. Peu à peu, les cours se sont remplis, l’expérience a été un succès.
Il y a également eu l’exposition de Caroline, une artiste locale talentueuse et engagée. Elle avait mis beaucoup de coeur dans l’accrochage, et organisé un vernissage simple et chaleureux avec une chanteuse dont la voix était enchanteresse :

A mon plus grand regret, j’ai dû suspendre les événements qui s’adressent au « public », parce que mon établissement n’a pas le statut ERP (Etablissement Recevant du Public). Etant autorisée à louer la maison, je n’avais pas imaginé que j’avais besoin d’une autorisation particulière pour accueillir en journée ou en soirée des activités et des événements. C’est pourtant ce que j’ai découvert, en recevant un courrier administratif en recommandé, avec menace d’amende et de fermeture d’établissement. Une belle douche froide, ça réveille ! Renseignements pris, il s’avère que la règlementation est lourde et contraignante, pas toujours très raisonnable ni cohérente de mon point de vue. Mais bon, je ne suis pas au dessus des lois, ma sidération s’estompant avec le temps, je vais bientôt me plonger dans ce nouveau dossier.
Je suis assez convaincue que le Moulin Partage a vocation à s’ouvrir de plus en plus, et à jouer dans son environnement un rôle fédérateur autant que faire se peut. Je vous tiendrai au courant de l’évolution de tout ça dans les newsletters à venir.
En attendant, j’ai savouré la quiétude du Moulin avec ma famille pour Noël. J’aime « me » recevoir avec les gens que j’aime dans cette maison que j’ai rénovée avec soin. C’est aussi l’occasion de vérifier que tout fonctionne, et que le confort est au niveau de ce que je souhaite pour mes hôtes.

J’ai décidé de fermer le Moulin en janvier et février, pour différentes raisons :
– j’étais contrainte de mettre un terme aux activités que nous venions de lancer avec Pascaline et Joanna – respectivement le Pilates et le yoga,
– ce sont les mois les plus lourds en termes de chauffage, alors qu’il y a très peu, voire pas du tout, de location pour justifier de telles charges,
– et la raison principale : la maison et tout le domaine ont besoin de faire une pause tranquille de temps en temps, comme nous. L’hiver est la saison qui s’y prête le mieux.
Avec Anita, nous en profitons pour faire un inventaire et un état des lieux complets du matériel de la maison : des ampoules à changer, les couettes à laver … La maison aime être bichonnée, pour accueillir toute pimpante les hôtes qui se succéderont au printemps.
Le calendrier est déjà bien rempli à partir du mois de mars : des retrouvailles et des vacances en famille ou entre amis et des stages que je vous annoncerai par mail. J’adore échanger avec mes « clients », écouter leurs motivations à venir séjourner au Moulin Partage, répondre à leurs questions, et au fil des échanges, créer un lien d’amitié.
Une location à venir me tient particulièrement à coeur : en août prochain, le Moulin accueillera un petit groupe de personnes en situation de handicap avec leurs animateurs. Nous avons longuement discuté de leurs besoins, ce qui m’a permis de m’assurer que le lieu est adapté à ces hôtes. Je suis bien convaincue que le Moulin prendra soin de chacun, et contribuera au ressourcement de tous.

Que voulons-nous vraiment ?
Comme chaque fois, je termine cette newsletter avec ce que m’inspirent les circonstances que je traverse dans ce magnifique lieu dont je suis gardienne. Nous avons les mêmes aspirations profondes, j’en suis certaine. Alors il suffit que je réponde à une question, simple en apparence : « qu’est-ce que je veux vraiment ? ». Le « vraiment » fait toute la différence. Qu’est-ce qui m’anime au plus profond, indépendamment des circonstances extérieures ?
La réponse aujourd’hui n’est pas évidente. Même si j’ai eu régulièrement l’impression de sortir de ma zone de confort depuis que je suis au Moulin, j’ai jusqu’à maintenant identifié assez facilement ce que je voulais, et comment m’y prendre.
Cette fois, les circonstances m’apparaissent plus difficiles, faisant écho à la météo tempétueuse de cet hiver. J’étais persuadée que la phase de mise en place de mon projet pour le Moulin était terminée, qu’il n’y avait plus qu’à récolter les fruits de mon travail : l’accueil de mes hôtes et l’organisation d’événements pour faire rayonner le Moulin Partage dans son environnement.
Les contraintes administratives et techniques liées à l’accueil du public m’amènent à constater que mon projet n’est peut-être pas abouti, et que j’ai un choix à faire : soit je me contente de faire ce qui est autorisé en l’état actuel de la maison rénovée, c’est-à-dire l’activité de location saisonnière, soit je fais en sorte d’ouvrir plus largement le lieu, ce qui passera inévitablement par de nouvelles cogitations et une nouvelle tranche de travaux. La première option est la solution de facilité puisque tout est déjà en place. Mais correspond-elle à ce que je veux vraiment, à mon rêve ? Correspond-elle à l’intention du lieu, à son rêve ?… Je n’en suis pas sure au moment où je vous écris. J’ai besoin de temps, peut-être tout simplement pour me faire à l’idée que j’ai encore à déployer de l’énergie. Ce n’est pas si étonnant en fait : le lieu est exigeant, il m’invite constamment à repousser les limites, à remettre en jeu, à voir plus grand. Ce n’est qu’après avoir fait un pas que je découvre le suivant.
Pour m’aider à cheminer, j’écoute souvent la chanson Invente ta route. Je l’ai découverte dans le film « Vaiana 2 », celles et ceux qui me connaissent bien savent que je suis une inconditionnelle des dessins animés de Walt Disney ! Vous pouvez l’écouter :
C’est ce que je nous souhaite un ce début d’année : ayons le courage d’inventer notre route pour aller au bout de nos rêves. Ça peut faire un peu peur, on doute, on se remet en cause. Nous pouvons nous inspirer des enfants et de leurs fabuleuses capacités d’apprentissage et d’adaptation : ils essaient, ils ratent, ils recommencent, parfois ils essaient autrement. En bref, ils persévèrent jusqu’à ce qu’ils y arrivent. Quelle fierté alors dans leur regard ! Pourquoi, étant devenus adultes, ne pourrions-nous pas faire pareil ?
Alors Go les amis, allons-y ! Armons-nous de courage, de persévérance et de confiance pour oser le pas suivant. Si nos rêves ont du sens et du coeur, nous les atteindrons.
Prenez bien soin de vous.








